Mise à jour : 22 octobre 2026
Depuis l'annonce du cessez-le-feu du 10 octobre 2025, les bombardements dans la bande de Gaza ont ralenti mais n’ont pas cessé. Depuis lors, plus de 340 enfants ont été tué·es, soit un·e enfant en moyenne chaque jour.
Un nouveau rapport de l’UNICEF, intitulé « Hope amid the Pain : Palestinian children in the Gaza Strip one year after the ceasefire » (L’espoir au milieu de la souffrance : les enfants palestinien·nes de la bande de Gaza un an après le cessez-le-feu), dresse un bilan du lourd tribut humain de la guerre. La violence continue de détruire la vie des enfants et de menacer leur avenir.
- On estime que jusqu'à présent (cessez-le-feu compris), près de 60.000 enfants ont perdu un ou leurs deux parents ;
- Environ 800.000 enfants sont toujours déplacé·es ;
- Beaucoup vivent dans des tentes ou des bâtiments sans protection ;
- Les enfants s’apprêtent à affronter un quatrième hiver dans des conditions déplorables : tentes endommagées, installations sanitaires insuffisantes... ;
- Presque tous·tes les enfants ont besoin d’un accompagnement psychologique.
Depuis le cessez-le-feu, l’acheminement de l’aide humanitaire s’est intensifié et la sécurité alimentaire s’est améliorée. Pourtant, les conséquences de la guerre continuent de marquer profondément tous les aspects de la vie quotidienne. Elles influencent l’endroit où les enfants dorment, ce qu’iels mangent, leur accès à l’école et même leur capacité à se sentir suffisamment en sécurité pour jouer. La perte de leurs proches laisse également des blessures profondes et durables.
Nous poursuivons notre engagement afin d’offrir aux enfants des perspectives d’avenir. Depuis le cessez-le-feu, plus de 560.000 enfants ont repris le chemin de l’école, notamment grâce aux plus de 200 centres d’apprentissage soutenus par l’UNICEF. Cette année, nous avons apporté une aide financière numérique à plus de 380.000 personnes. Parallèlement, nous continuons à fournir de l’eau potable à 1,2 million de personnes, à assurer la collecte des déchets et à distribuer des fournitures médicales.
Les enfants ont cependant besoin de bien plus qu’un simple répit dans la violence : iels ont besoin d’un cessez-le-feu durable, d’un accès sûr à l’aide humanitaire et des moyens de reconstruire leur vie. Ce n’est que lorsqu’iels pourront aller à l’école en toute sécurité, jouer avec leurs ami·es et grandir sans peur qu’iels auront la possibilité de retrouver pleinement leur enfance et d’envisager l’avenir avec confiance.
Situation en Cisjordanie
En Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, les enfants palestinien·nes paient le prix de la montée de la violence. Entre janvier 2025 et août 2026, un·e enfant a été tué·e en moyenne chaque semaine, soit un total de 70 enfants. 855 ont été blessé·es par balles. Les attaques se multiplient et les enfants sont aussi victimes de la destruction de leur cadre de vie et des infrastructures de base.
Des maisons sont démolies, les réseaux d’approvisionnement en eau sont détruits et la liberté de mouvement des familles est de plus en plus restreinte. Des milliers d’enfants ont perdu leur foyer et n'ont plus accès à leur école, aux hôpitaux et à d’autres services vitaux. Depuis janvier 2026, près de 1.000 personnes ont été déplacées, dont la moitié sont des enfants. L'éducation, qui devrait justement offrir sécurité et stabilité, est également soumise à une forte pression. Les écoles sont endommagées ou détruites et les enfants se rendent à l'école dans la peur, confronté·es à la violence et aux contrôles.
Plus de 60 installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement ont été détruites, notamment des canalisations, des systèmes d'irrigation et des réservoirs d'eau. Une situation qui réduit davantage l'accès déjà fragile à l'eau potable, avec de graves conséquences pour la santé et l'hygiène des familles ainsi que pour la dignité des enfants.
La semaine du 10 septembre, plus de 830.000 enfants ont repris le chemin de l’école dans l’ensemble de la Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Les violences, les déplacements de population, les restrictions de circulation ainsi que les incidents touchant les écoles perturbent la capacité de milliers d’enfants à accéder à l’éducation et à poursuivre leur scolarité en toute sécurité.